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Entretien professionnel : la périodicité change au 1er octobre

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Léo Brosseau

6 min de lecture

Depuis le 1er octobre 2026, le régime légal de l'entretien professionnel (tous les 4 ans) s'impose même si un accord collectif prévoyait une autre périodicité.

En bref : Depuis le 1er octobre 2026, la nouvelle périodicité de l'entretien professionnel, rebaptisé « entretien de parcours professionnel », s'impose aussi aux entreprises couvertes par un accord collectif qui prévoyait une autre fréquence. C'est l'article 3 de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 qui fixe cette bascule, et la fiche officielle de Service-Public a été mise à jour le 01/10/2026 pour en tenir compte. Pour un loueur de matériel employant magasiniers, chauffeurs ou techniciens itinérants, c'est le moment de vérifier quelle périodicité s'applique réellement à chaque salarié.

À partir de quand la nouvelle périodicité de l'entretien professionnel s'applique-t-elle ?

Depuis le 1er octobre 2026 pour toutes les entreprises, y compris celles qui appliquaient encore un accord d'entreprise ou de branche prévoyant une autre fréquence. Le régime légal lui-même existe depuis le 31 décembre 2025, mais la loi a prévu une période de transition pour les accords collectifs en cours : elle s'achève à cette date.

Qui est concerné ?

Tout employeur, quelle que soit sa taille. Le texte de l'article 3 de la loi est explicite : « L'article L. 6315-1 [...] s'applique à compter du 1er octobre 2026 aux accords collectifs d'entreprise ou de branche en cours de validité à cette date portant sur la périodicité des entretiens professionnels » (Légifrance, article 3 de la loi n° 2025-989, consulté le 2026-10-04). Si votre entreprise de location de matériel relève d'une convention de branche ou d'un accord d'entreprise qui fixait une autre périodicité pour ces entretiens, ce point précis de l'accord ne s'applique plus depuis le 1er octobre 2026 : c'est la règle légale qui prend le relais.

Quelle est la périodicité légale ?

D'après l'article L. 6315-1 du code du travail (Légifrance, consulté le 2026-10-04) :

  • un premier entretien dans l'année suivant l'embauche ;
  • puis un entretien tous les quatre ans pour tout salarié qui reste dans l'entreprise ;
  • un état des lieux récapitulatif tous les huit ans (sept ans après le premier entretien), qui vérifie que le salarié a bénéficié des entretiens prévus et a suivi au moins une action de formation, acquis des éléments de certification, ou progressé en salaire ou en responsabilités.

Qui n'est pas concerné par ce changement du 1er octobre ?

Les entreprises qui n'étaient couvertes par aucun accord collectif sur ce point : elles appliquent déjà le régime légal depuis son entrée en vigueur, le 31 décembre 2025. Le 1er octobre 2026 ne change rien pour elles. Il ne concerne que les entreprises dont l'accord d'entreprise ou de branche sur la périodicité était encore « en cours de validité » à cette date précise.

Que doit contenir l'entretien et le document écrit ?

L'entretien a lieu pendant le temps de travail, mené par un supérieur hiérarchique ou un représentant de la direction. Il porte sur les compétences, qualifications, souhaits d'évolution et besoins de formation du salarié, et sur l'activation de son compte personnel de formation. Il ne sert pas à évaluer le travail du salarié. Un document écrit est obligatoirement remis en copie au salarié à l'issue de chaque entretien (Service-Public.fr, fiche F32040, mise à jour le 01/10/2026).

Quelle sanction en cas de non-respect ?

Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, si le bilan à huit ans montre que le salarié n'a pas bénéficié des entretiens prévus et d'au moins une formation sur la période, son compte personnel de formation est abondé par l'employeur, à hauteur de 3 000 € d'après la fiche Service-Public.fr précitée.

Ce qui reste à confirmer

Les sources consultées ne précisent pas le sort des salariés déjà en poste dont le dernier entretien, mené sous l'ancienne périodicité d'un accord collectif, est intervenu avant le 1er octobre 2026 : la date du prochain entretien dû au titre du nouveau cycle de quatre ans n'est pas détaillée dans les textes ouverts pendant cette veille. Le montant de 3 000 € pour l'abondement CPF vient de la fiche grand public de Service-Public.fr et n'a pas été recoupé, dans ce run, avec le texte réglementaire qui le fixe. Si votre entreprise de location de matériel relève d'une convention collective de branche, vérifiez directement auprès de votre fédération professionnelle si celle-ci avait négocié une périodicité propre et si elle a été mise en conformité avant le 1er octobre 2026.

Où seven. peut aider

seven. ne mène pas l'entretien professionnel à votre place et ne se substitue pas à un conseil juridique ou RH sur ce sujet : la responsabilité de l'organiser et d'en garder la trace reste la vôtre. Ce qu'un logiciel sur mesure peut suivre, c'est l'échéance par salarié, à l'image de ce qu'il fait déjà pour vos échéances de contrats de location ou de maintenance : une fiche par salarié avec la date du dernier entretien et celle du prochain, pour ne pas découvrir le retard au moment du bilan à huit ans. C'est le type de module RH & équipe détaillé dans le tableau des offres. Si vous voulez d'abord savoir qui développe ce genre de logiciel avant d'en discuter, la page à propos présente seven.

FAQ

Qu'est-ce qu'un entretien de parcours professionnel ? C'est le nouveau nom de l'entretien professionnel : un rendez-vous obligatoire entre l'employeur et le salarié sur ses compétences, ses souhaits d'évolution et ses besoins de formation, organisé pendant le temps de travail et donnant lieu à un document écrit remis au salarié (Service-Public.fr, fiche F32040).

Mon accord de branche prévoyait une périodicité de deux ans : que se passe-t-il depuis le 1er octobre 2026 ? Ce point de l'accord ne s'applique plus depuis cette date, d'après l'article 3 de la loi n° 2025-989 : c'est la périodicité légale (un premier entretien dans l'année suivant l'embauche, puis tous les quatre ans) qui s'impose désormais, pour les accords qui étaient encore en cours de validité au 1er octobre 2026.

Faut-il un document écrit après chaque entretien ? Oui. L'article L. 6315-1 du code du travail impose la remise d'une copie du document écrit au salarié à l'issue de l'entretien.

Que risque mon entreprise si je n'ai pas respecté ces entretiens ? Dans les entreprises de 50 salariés et plus, si le bilan à huit ans montre que le salarié n'a pas eu les entretiens prévus ni au moins une formation, le compte personnel de formation du salarié est abondé par l'employeur, à hauteur de 3 000 € selon Service-Public.fr.

Sources


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