Le blog
Actualité

Vérifications périodiques : qui tient le registre ?

L

Léo Brosseau

4 min de lecture

L'INRS a mis à jour le 14 septembre 2026 sa brochure sur les vérifications périodiques. Équipements concernés et contenu du registre de sécurité.

En bref : Le 14 septembre 2026, l'INRS a mis à jour sa brochure de référence sur les vérifications périodiques des équipements de travail, la ED 828 (« Principales vérifications périodiques »), un document de 228 pages qui synthétise la nature et la fréquence des contrôles obligatoires ou recommandés sur les installations industrielles et commerciales. Pour une entreprise de maintenance qui réalise ces vérifications sous contrat, c'est un rappel utile de ce qui doit être vérifié, par qui, et de ce qui doit obligatoirement finir dans le registre de sécurité du client. Source : INRS, « Vérifications périodiques : un levier essentiel pour maintenir en état les équipements de travail » (mise à jour le 14/09/2026).

Ce qui change

Quels équipements sont concernés, et qui doit organiser la vérification ?

La brochure de l'INRS couvre les machines, les appareils de levage, les installations électriques, les équipements sous pression, la ventilation, les installations incendie et les équipements de protection individuelle. Pour les équipements sans texte réglementaire qui impose explicitement une fréquence, l'INRS rappelle qu'il revient « à l'employeur de définir une organisation adaptée, en tenant compte des risques, des conditions d'utilisation et des préconisations du fabricant » (INRS, actualité du 14/09/2026). Pour d'autres catégories, la vérification reste imposée par un texte spécifique et parfois réservée à un organisme habilité ou agréé.

Trois niveaux de vérification, pas un seul

La brochure distingue trois moments de contrôle, d'après la même source : la vérification à la mise en service (conformité de l'installation aux préconisations du fabricant), la vérification périodique (destinée à détecter les défectuosités susceptibles de créer des situations dangereuses) et la vérification d'usage, faite à chaque prise de poste. Une entreprise de maintenance qui n'intervient qu'aux échéances périodiques ne couvre donc qu'un des trois niveaux : les deux autres restent à la charge de l'exploitant ou de l'utilisateur de l'équipement.

Ce que le registre de sécurité doit contenir

D'après l'INRS, « un registre de sécurité doit consigner les résultats des vérifications et le suivi des anomalies » (même source). Ce registre appartient à l'exploitant, pas au prestataire qui réalise la vérification : le rôle du prestataire est de fournir un rapport d'intervention suffisamment précis (date, équipement, résultat, anomalies constatées) pour que le client puisse l'y reporter.

Ce qui reste à confirmer

L'actualité de l'INRS ne détaille pas, à ce stade de la lecture, ce qui a concrètement changé entre cette édition de la brochure ED 828 et la précédente : les périodicités précises restent propres à chaque famille d'équipement et se trouvent dans le document complet, pas dans l'actualité qui l'annonce. Avant d'appliquer une fréquence de vérification à un équipement donné, vérifiez-la directement dans la brochure ED 828 ou dans le texte réglementaire qui s'y applique, plutôt que sur un site tiers.

Où seven. peut aider

seven. n'est pas un organisme de contrôle et ne réalise aucune vérification réglementaire à votre place : la brochure ED 828 et les textes qu'elle synthétise restent la référence pour savoir ce qui est obligatoire sur chaque équipement. Ce que seven. peut suivre, c'est l'organisation autour de ces vérifications une fois qu'elles sont définies : une échéance par équipement et par site client, un rapport d'intervention rattaché à la fiche du client concerné, et une alerte avant la prochaine échéance plutôt qu'un tableur à surveiller manuellement. Si vous gérez aujourd'hui ce suivi sur plusieurs fichiers ou plusieurs techniciens, le détail des offres et tarifs permet de comparer avec ce que ça vous coûte déjà en temps.

FAQ

Quels équipements sont couverts par la brochure ED 828 de l'INRS ? Les machines, les appareils de levage, les installations électriques, les équipements sous pression, la ventilation, les installations incendie et les équipements de protection individuelle, d'après l'actualité de l'INRS du 14 septembre 2026.

Qui décide de la fréquence de vérification quand aucun texte ne l'impose ? C'est à l'employeur de définir une organisation adaptée, en tenant compte des risques, des conditions d'utilisation de l'équipement et des préconisations du fabricant, selon l'INRS.

Le registre de sécurité est-il tenu par l'entreprise de maintenance ou par le client ? Par le client, qui est l'exploitant de l'équipement. L'entreprise de maintenance fournit un rapport d'intervention ; c'est ce rapport qui doit ensuite être consigné dans le registre de sécurité du client.

Une vérification périodique suffit-elle à couvrir toutes les obligations de contrôle ? Non. L'INRS distingue trois niveaux : la vérification à la mise en service, la vérification périodique et la vérification d'usage à chaque prise de poste. Un contrat de maintenance qui ne couvre que le périodique laisse les deux autres niveaux à la charge du client.

Sources


Vous suivez les échéances de vérification de vos clients sur un fichier qui grandit à chaque nouveau site ? Réservez un échange de 30 minutes, gratuit.

Logiciels métier

Un logiciel sur mesure pour votre activité ?

Voir les offres